Sommaire

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg est une complication rare de l'infection par le virus de l'herpès, survenant souvent sur une maladie de la peau préexistante. Il touche principalement les enfants, et en l'absence de diagnostic et de traitement précoce, son pronostic est sévère.

Symptômes du syndrome de Kaposi-Juliusberg

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg débute par une fièvre à 40 °C, accompagnée d'une fatigue importante et de frissons. De très nombreuses lésions cutanées apparaissent ensuite, prédominant au niveau du visage (pustules parfois hémorragiques, œdème et rougeur de la peau). 

Ces lésions peuvent entraîner des décollements de la peau, des nécroses cutanées et des atteintes de la cornée. Elles ont la particularité de s'étendre très rapidement sur le corps, et elles sont associées à une inflammation des ganglions. Les surinfections bactériennes sont fréquentes.

Causes et prévention du syndrome de Kaposi-Juliusberg

Les terrains favorables au syndrome de Kaposi-Juliusberg

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg touche surtout les personnes ayant une maladie préexistante de la peau, généralement une dermatite atopique (eczéma profus et d'origine allergique), plus fréquente chez les enfants. 

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg est généralement provoqué par la surinfection du virus de l'herpès, mais il peut aussi être dû au virus de la varicelle ou aux virus Coxsackie. Paradoxalement, il n'existe pas de parallélisme entre la sévérité de la maladie de peau préexistante et le risque de développer un syndrome de Kaposi-Juliusberg.

L’information, une prévention indispensable

Il est très important de prévenir la survenue de ce syndrome en informant les parents d'un enfant atteint de dermatite atopique. Il faut éviter tout contact entre un enfant présentant un eczéma allergique en poussée et une personne ayant une lésion d'herpès de la bouche.

Lire l'article Ooreka

Diagnostic du syndrome de Kaposi-Juliusberg

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg se diagnostique le plus souvent cliniquement, devant l'aspect typique des lésions et le terrain de maladie de peau connue. 

En cas de doute, un prélèvement des lésions peut être analysé : le virus de l'herpès est alors identifié par culture virale (prélèvement inoculé à des cellules sur lesquelles on observe l'effet du virus), avec détection des antigènes ou du génome du virus. 

Par ailleurs, la prise de sang montre un syndrome inflammatoire important et recherche les complications du syndrome de Kaposi-Juliusberg, notamment les défaillances d'organes. Des prélèvements locaux sont alors effectués à la recherche de bactéries.

Lire l'article Ooreka

Risques évolutifs du syndrome de Kaposi-Juliusberg

En l'absence de traitement rapide, le syndrome de Kaposi-Juliusberg peut se compliquer et être fatal (dans environ 10 % des cas). En effet, il existe un risque de surinfection bactérienne et d'atteinte des viscères. Ces complications peuvent être :

  • un sepsis, quand les bactéries atteignent le sang ;
  • une encéphalite (inflammation du cerveau) ;
  • une kératite herpétique,
  • des atteintes pulmonaires : bronchite, pneumonie, pneumopathie interstitielle (atteinte des tissus servant de soutien aux alvéoles pulmonaires) ;
  • une hépatite herpétique (atteinte du foie).

L'évolution se fait en 1 à 2 semaines seulement et peut laisser des cicatrices. 

Traitement du syndrome de Kaposi-Juliusberg

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg nécessite une hospitalisation en service de réanimation, afin de procéder à une désinfection locale des lésions, à une réhydratation et à un contrôle de la fièvre. Le traitement associe des antiviraux (aciclovir en perfusion intraveineuse) à des antibiotiques pour prévenir les surinfections bactériennes. 

Aussi dans la rubrique :

Comprendre l’herpès

Sommaire